Mères et entrepreneuses : portraits de 3 femmes connectées et engagées

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Prônant l’empowerment féminin, Olistic the Label célèbre la fête des mères en donnant la parole à des femmes connectées qui concilient avec succès, vie de famille et carrière d’entrepreneur.

Noella Coursaris Musunka est mannequin et philanthrope. Noella a fondé en 2007 l’association Malaika en faveur de l’éducation féminine en République Démocratique du Congo.

Florence Raja aime entreprendre, elle est la fondatrice de l’entreprise Ethical Era, une plateforme unissant tech et durabilité. L’impressionnante carrière de Florence l’a menée à travers le monde du ballet, à la politique jusqu’au Business Development.

Isabel Encinias est une créatrice de joaillerie engagée. Après une carrière dans la mode elle a créé son entreprise TEJEN. Ses créations évoquent de précieux totems inspirés de sa passion pour le voyage et l’artisanat. Ses collections de joaillerie sont réalisées en pierres précieuses d’origines éthiques et utilisent un or certifié Fairmined, label responsable garantissant une origine minière artisanale.

Retour sur le parcours, la vision du luxe pour demain et les secrets de ces femmes d’influence pour concilier vie personnelle et engagements pour un monde meilleur.  

Noella Coursaris Musunka fondatrice de Malaika par BARTEK SZMIGULSKI

Noella Coursaris Musunka

Fondatrice de MALAIKA & mère de JJ et Cara

Noella, comment as-tu traversé ces dernières semaines, quelle sera leur impact sur la mode ?

Cette crise a renforcé ma croyance en une mode durable. Nous devons profiter de ce retour à l’essentiel pour nous éloigner du modèle fast fashion. Privilégier la location plutôt que l’achat et demander aux marques plus de transparence.

Du mannequinat à la philanthropie quel a été ton dénominateur commun ?

J’ai pu saisir ces opportunités grâce à l’éducation que j’ai reçu enfant ; ma mère a fait beaucoup de sacrifices pour cela. Cette éducation est à la source de mon parcours. C’est pour cette raison que je suis déterminée à promouvoir l’éducation féminine. 

Quel est ton secret pour concilier tes activités entrepreneuriales et maternité ?

Le plus important en tant que femme entrepreneur c’est de ne pas avoir le sentiment de devoir choisir. Mes deux enfants participent au maximum à mes activités, se sont fait des amis au sein de la communauté et de l’école Malaika. JJ et Cara comprennent mieux mon travail en étant conscients de son impact.

Penses-tu que l’entrepreneuriat féminin, particulièrement en République Démocratique du Congo, devrait être plus encouragé ?

Absolument ! La mixité dans le monde de l’entrepreneuriat en Afrique sera bénéfique à tous. Les femmes scolarisées sont plus à mêmes d’éduquer leurs enfants et de prendre part au développement socio-économique. Les femmes africaines ont un potentiel incroyable. J’ai fondé Malaika avec pour objectifs l’éducation et l’établissement de programmes sanitaires ; nous avons maintenant 346 élèves qui bénéficient toutes d’une éducation gratuite et avons développé un écosystème de projets créatifs complémentaires.

Être mère et entrepreneur du monde est un vrai challenge, comment trouves-tu ton équilibre ?

J’adore prendre un bain relaxant et prendre soin de moi. Regarder mes enfants jouer dehors dans la chaleur du soleil me redonne le sourire. Je peux aussi laisser mon esprit divaguer en me plongeant dans un livre ou en écoutant de la musique rythmée.

Isabel, fondatrice de TEJEN mère de Joaquim, Tiago et Ajna

Isabel Encinias

Fondatrice de TEJEN & mère de Joaquim, Tiago et Ajna

Isabel, tu as 3 enfants, quel est selon toi le secret pour concilier entrepreneuriat et maternité ? 

C’est difficile mais possible. Mes enfants m’ont avoué qu’ils admiraient et respectaient mon choix d’entrepreneuriat et mon autonomie. Cela peut être épuisant et effrayant mais c’est la plus gratifiante des aventures ! Les échecs et les difficultés font grandir en tant qu’entrepreneuse mais aussi comme mère, tout est lié.  

Comment préserver une activité artisanale dans la situation actuelle ?

Il ne faut pas succomber à la négativité ambiante. Nous pouvons faire une différence dans la vie de nos artisans et avons, en tant que dirigeantes de petites entreprises, le luxe d’être décideurs donc le devoir de défendre l’artisanat. Les marques fondées sur la durabilité, sont les pionnières que regardent aujourd’hui les grands groupes de luxe.

Comment en es-tu arrivée à créer une marque de joaillerie consciente ?

Mon associé et moi étions écœurés de constater l’immense gâchis survenant dans la mode. J’ai ensuite découvert l’artisanat et l’impact socio-environnemental positif que permet le luxe. Cela m’a ouvert les yeux et a changé ma vie. Il n’y avait aucun doute que TEJEN aurait un impact écologique limité. 

Oser entreprendre et être mère est un vrai challenge, comment trouves-tu ton équilibre ? 

Je commence ma journée par vingt minutes de méditation. Je fais ensuite une longue promenade avec mon chien près de Montmartre à Paris ou en forêt si je suis à la campagne. L’angoisse du réveil disparait complètement.

Florence, fondatrice de Ethical Era mère de Rien, Alexander et Natasha

Florence Raja

Fondatrice Ethical Era & mère de Rien, Alexander et Natasha

Florence, la crise que nous traversons aura-t-elle un impact sur le luxe ?

Le luxe n’est pas matériel, c’est un sentiment que devons apprendre à distiller dans notre quotidien. Ces dernières semaines ont changé notre regard sur les choses “simples”. La mode est transformative et permet de formuler notre identité ; cette magie n’est pas inhérente à la surconsommation. Je me sens épanouie dans des vêtements de qualité, reliés à des souvenirs et que j’ai plaisir à reporter.

Quel est selon toi le secret pour concilier entrepreneuriat et maternité ?

Les femmes sont capables d’être mères et entrepreneuses mais la société rend cela quasi-impossible. Il faudrait être pleinement mère et pleinement engagée dans son travail. J’ai fait le choix de l’entrepreneuriat pour pouvoir gérer mon temps et être plus présente pour Rien, Alexander et Natasha. Il est plus facile de prétendre que tout va bien plutôt que d’avouer que la réalité ne correspond pas à ce qui nous a été promis : que les femmes peuvent faire et être ce qu’elles désirent sans difficultés. L’avouer permettra de faire évoluer la situation.

Penses-tu que l’entrepreneuriat féminin devrait être plus encouragé ?

La quasi-totalité des financements revient à des startups masculines. Malgré les stéréotypes, les entreprises dirigées et gérées par des femmes sont pourtant plus profitables et moins risquées. Je connais plusieurs réseaux de femmes motivées et inspirantes ; les femmes avec l’esprit d’entreprendre ne manquent pas. Nous devons nous assurer que rien ne se mettra en travers de leur chemin sans qu’elles aient à être de super héroïnes. Je me sens chanceuse d’être entourée de femmes et de mères à la fibre entrepreneuriale qui ont surmonté ces difficultés. Je souhaite me battre pour que les choses changent pour aider les femmes et les entrepreneuses de demain.

Une résonnance commune avec Olistic 

Ces femmes chefs d’entreprises et influentes ont une vision du luxe en résonnance avec celle d’Olistic the Label et s’engagent, à leur manière, pour un futur plus durable et une féminisation de l’entrepreneuriat.

L’engagement de Noella a trouvé écho en Camille qui veille, grâce au soutien d’une sériciculture en Inde, à promouvoir l’émancipation féminine par les métiers de l’artisanat dans les régions en difficulté. Entre la fondatrice d’Olistic the Label et la cheffe d’entreprise créatrice de TEJEN, les parallèles ne manquent pas tant dans l’élégance intemporelle de leurs collections que dans leur choix d’un artisanat durable, rare et précieux. Passionnées d’écoresponsabilité, Florence et Camille ont trouvé l’une dans l’autre un écho à leurs valeurs et leur combat pour une mode slow et humaine.

L’engagement passionné de ces mères de famille et femmes d’affaires créatives résonne avec celui de Camille Jaillant pour préserver notre planète et pour nos futurs enfants.